A quand la techn-éco-logie ?

Au début de la démocratisation de l’internet, les écologistes se frottaient les mains : plus besoin de se déplacer pour faire ses achats, plus besoin de courriers papier… Les nouvelles technologies étaient très prometteuses pour notre belle planète. Mais le fléau social de la surconsommation a encore frappé et les outils qui paraissaient alors tellement encourageants sont peu à peu devenus des ennemis de notre environnement.

Quelques chiffres

100 millions de smartphones usagés qui dorment dans nos tiroirs, c’est ce que recense la sénatrice écologiste du Nord, Marie-Christine Blandin dans un rapport publié en septembre dernier. 100 millions de smartphones qui, si personne ne prend de mesures, finiront à la poubelle et pollueront notre environnement avec leur batteries au lithium que personne ne sait recycler.

Sept tonnes de CO2 émis chaque jour par les simples recherches sur le moteur Google, c’est l’estimation de la plateforme de l’engagement RSE et du développement durable. Un chiffre qui devrait hanter les internautes lors de leurs séances sur le net.

15%, c’est le nombre d’utilisateurs de smartphones qui pensent encore que leur téléphone n’est pas polluant, selon un sondage d’Opinion Way pour Volpy, une application qui estime votre téléphone afin de le racheter pour le recycler.

Une situation urgente

Les chiffres parlent d’eux-même et le constat est terriblement affligeant. Bien que chacun soit plus ou moins conscient des effets néfastes des nouvelles technologies sur notre environnement, il est urgent d’accroître cette conscience et de prendre des mesures drastiques afin de réguler ce fléau.

Obliger les fournisseurs de téléphones à récupérer les appareils usagés, interdire les listes de diffusion mail à des fins marketing, limiter les nombre d’ordinateurs et de téléphones par foyer, faire payer la surconsommation pour investir dans le respect de l’environnement… Les opportunités sont vastes.

Certes, une majeure partie de la population n’est pas encore prête à de tels changements, mais était-elle prête au changement climatique, aux pics de pollution, à la détérioration exponentielle de notre écosystème ? Personne n’a demandé.

La techn-éco-logie est-elle possible ?

Très bonne question. Bien sûr, on voit chaque jour des innovations en matière de technologies, toutes plus éco-responsables les unes que les autres. Mais l’internet l’était aussi, au début, jusqu’à ce qu’il soit utilisé en abus. Le problème ne vient donc pas de la technologie en elle-même, mais des habitudes des consommateurs. Et ça, pouvons-nous vraiment le changer ? Vous, oui.

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